Debashish Bhattacharya a présenté ce 10 décembre un concert d’une grande envergure. Pendant près de deux heures trente, l’artiste est rentré en état de transe pour le plus grand plaisir de ses spectateurs.

Peu de temps avant le concert, l’équipe de Voix d’Asie a eu l’occasion de parler pendant près d’une heure avec monsieur Bhattacharya. Notre conversation fut très riche de philosophie et de sagesse. Cet artiste dégage une grande sérénité et confère, rien qu’en parlant, un état de bien être pour son interlocuteur. Ses gestes, son comportement, sa manière de parler dégagent une certaine plénitude, une certain état méditatif.

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Debashish se définit comme un artiste formé par un maitre dans l’art de la musique, il appelle ce maitre, son gourou. Celui-ci lui permet d’améliorer son art et d’offrir le meilleur de lui-même. Mais surtout, pour lui, ce qu’il peut dégager à travers sa musique c’est véritablement grâce à son père, grâce à ses origines et à ses racines qui coulent dans son sang. Comme ses parents étaient chanteurs, il a, depuis tout petit, été imprégné de cet art, de cette musique. D’ailleurs Debashish a joué avec son frère Subhasis au Bozar. Leur complicité dans la vie s’est ressenti sur la scène.

EXTRAIT 1 : [audio:http://www.voixdasie.be/wp-content/uploads/2012/12/Bhattacharya1.mp3|titles=Bhattacharya_interview_extrait1]

Monsieur Bhattacharya a enseigné à plus de 2000 étudiants partout dans le monde, l’art de la guitare-slide indienne. L’origine de ses étudiants est très variée. Venant de tout horizon, autant de pays d’Asie que de pays occidentaux, et provenant de classes sociales diverses. Ils peuvent être de jeunes étudiants mais également des hommes d’affaire plus expérimentés. Mais pour l’artiste ce qui importe avant tout c’est de pouvoir ressentir la musique et être motivé d’apprendre.

Quand on demande à Debashish s’il s’inspire d’autres régions ou d’autres cultures pour parfaire son art, il répondra qu’il s’inspire de tout ce qu’il voit. Les bruits des voitures en Asie, les cascades d’eau d’Amérique, le sourire d’une femme, le goût d’un café le matin … Tout est source d’inspiration car selon lui on ne peut faire de la musique en ne s’inspirant que de la musique. Il n’est pas intéressant de rester cloitré dans un même domaine. Debashish s’inspire de la vie pour créer sa musique et ainsi faire ressentir ce qu’il a vécu dans sa musique.

Venant du Nord de l’Inde, Debashish dira qu’il a été influencé par le vent des montagnes. Selon lui, en fonction de la région nord ou sud du pays, les habitants sont influencés par leur situation géographique. Au nord, il y a les montagnes et au sud il y a la mer. La manière de vivre est différente, la manière même de parler est différente, et donc incontestablement la musique sera différente. Au sud, la musique sera plus enjouée et rapide, au nord, elle sera plus grave.

EXTRAIT 2 : [audio:http://www.voixdasie.be/wp-content/uploads/2012/12/Bhattacharya2.mp3|titles=Bhattacharya2_interview_extrait2]

Dans la musique, tout est une question de nuance. Lorsque Debashish joue de la guitare-slide c’est sa main gauche qui raconte une histoire, c’est elle qui fait connexion entre les différents éléments, c’est ce qui fait l’expression et tout l’art de cette musique.

EXTRAIT 3 : [audio:http://www.voixdasie.be/wp-content/uploads/2012/12/Bhattacharya31.mp3|titles=Bhattacharya3_interview_extrait3]

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